Mon quotidien était giga BOFF!

Pendant les deux premières années de mon projet bébé, je ne croyais pas possible d’aller mieux parce que tout ce que je vivais se résumait comme suit:

STRESS • PEUR • EFFORT • DÉSESPOIR

Alors, c’était comme normal pour moi de continuer à être dans ce mood là puisque c’était la seule chose qui me nourrissait. Ces deux années ont fait que j’ai perdu la petite flamme en moi. À vrai dire, elle n’était déjà pas si forte que ça, mais bon ces deux années ont bel et bien joué le rôle d’un extincteur. C’était “kapoute”, il n’y avait plus rien. 

À chaque fois que je me levais le matin, je savais déjà à quoi allait ressembler ma journée: ça allait être lourd, pénible, décourageant, triste et ce, sans oublier ma boule dans l’estomac qui me rappelait que j’étais ben trop sur les nerfs!

Je déjeunais, sensiblement toujours la même chose. Je me préparais. J’essayais de maquiller un sourire dans ma face, j’essayais de me dessiner des étoiles dans les yeux avec mon crayon à sourcil puis je partais au travail.

Au travail, je m’assoyais à mon bureau. Je commençais mes petites affaires et puis HOP! ma tête partait. Entre deux clics de souris, je me replongeais dans le passé à essayer de refaire l’histoire de ce que nous avions vécu, à m’imaginer un résultat différent et de ce qu’aurait été ma vie si notre fécondation in vitro avait marché.

Il y avait surtout beaucoup de:

J’aurais dû faire ci, j’aurais dû faire ça. J’aurais dû agir comme ci, j’aurais dû agir comme ça. Bref, beaucoup de J’AURAIS DÛ tout court!

Et puis, j’essayais de me ramener au présent, à rester concentrée sur la modélisation du meuble que j’étais en train de faire (parce que j’étais dessinatrice dans une ébénisterie). 

Et HOP!, ma tâche ne me demandait pas de trop réfléchir et puis je m’en allais dans le futur. Eh bien, pourquoi pas! Tant qu’à, tsé… 

Pis là, je me faisais des plans. Je m’imaginais en train d’annoncer ma grossesse. Attends là! Je planifiais tout! Tu ne me connais pas ?! J’ai l’imagination assez fertile. Au moins, j’ai ça! POUHAHA!


Ohhhhh taaaaa! Détection d’auto-sabotage! Rectification de mon tir pour mon bien-être:

J’INCARNE LA FERTILITÉ SOUS TOUTES SES FORMES!

Bon, c’est beaucoup mieux! Fin de la parenthèse, je reprends. 


Je disais que je planifiais l’annonce de ma grossesse. Écoute, j’ai même déjà été au Dollorama acheter des petits cache-couches blancs avant la fête de mon filleul parce que, des fois que je serais enceinte d’ici ce temps là, bien je voulais lui offrir en cadeau. Je voulais écrire dessus:

Dans 9 mois, tu vas être le plus cool des cousins. 

Comme ça, tout le monde aurait été surpris et content tsé! AYAYAYE! Ne me juge pas ok please ?!

Ensuite, je m’imaginais le jour où je serais enfin heureuse avec notre bébé dans les bras. Je pensais aux moments qu’on allait vivre, les sorties qu’on allait faire. 

Et, oups! J’avais envie de pipi. Je me ramenais dans le présent. Le beau que je venais de créer dans ma tête venait de disparaitre. Dans la salle de bain, je me regardais dans le miroir. Je me trouvais moche. Je m’en voulais d’être aussi stressée et de vivre avec toutes sortes de peur. 

C’était évident, je n’avais plus d’espoir en la vie ni même en moi. La confiance, c’était quoi ça, la confiance ?! I don’t know!

Je retournais à mon bureau faire la même routine. Heureusement, j’avais des collègues en or qui rendait mon quotidien plus attrayant.

Et je revenais chez moi préparer le souper. Parfois, mon chum était là. Parfois, il travaillait à l’extérieur. Quand on était ensemble, les mêmes sujets revenaient: on parlait de notre journée, on parlait de bébé et le tout, de manière assez “BOFF” parce que tout ce que je vivais était assez “BOFF”!

Quand il n’était pas là, souvent, j’en profitais pour pleurer en cachette, pour écrire ce que je ressentais et je me couchais avec cette impression d’être seule et vide. Il n’y avait pas sa présence chaude et réconfortante près de moi. Je finissais par m’endormir à 2h du matin parce que je ne me sentais pas du tout en sécurité et je me levais du mauvais pied.

Et puis HOP!, le même genre de journée que la veille se levait.

En fait, c’était dur de croire que c’était possible d’aller mieux quand mon quotidien était “satisfaisant”. Ces habitudes faisaient tellement partie de moi que je voyais de très loin la possibilité d’un nouvel horizon. Quand ton inconfort est rendu confortable, pourquoi le changer ?!

C’est fou à quel point notre corps et notre mental s’adaptent au négatif. C’est complètement triste voire même désolant!

À toi l’entourage, tu ne t’en rends peut-être pas compte à quel point, quand tu es en projet bébé, celui ci peut prendre toute la place dans ta vie. C’était bel et bien mon cas. À chaque minutes, à chaque secondes j’y pensais!

La perception que j’avais de ce projet étaient exactement les quatre mots d’écrit plus haut:

STRESS • PEUR • EFFORT • DÉSESPOIR

WOW! C’était beau hein ?! Wouhouuuu la joie! Quel bonheur il me faisait vivre! 

Les journées passaient et se ressemblaient sans même que je m’en rende compte. Le nombre d’efforts que je faisais pour ne rien laisser paraître. D’ailleurs, je me félicite d’avoir tant bien jouer le jeu, car les gens ne croient pas que j’aie été dans un si mal état.

Pis ça, c’est sans compter tous les efforts qu’on a mit pour essayer de le concrétiser ce projet bébé! On a ramé à contre courant pendant un cristi de temps! Pour ma part, en tk! La fluidité, la clarté, le “go with the flow” on y repassera! 

Ce qui m’amène aux pensées beaucoup trop positives que je lisais:

Ce n’est que de passage. Derrière les nuages se trouve le soleil. Blablabla…

Tsé le genre de personnes qui vivent dans un monde de licornes pour écrire cette bullshit là? Eh bien, comment dire, j’avais juste envie de les envoyer chier! Ça m’énervait!!!

Pis à un moment donné, ben, ce genre de train train quotidien, j’en étais plus capable! Ce n’était pas vrai que ma vie allait ressembler à cette routine TURBO plate jusqu’à la fin de mes jours! Wo! Attends menute! Pas minute là, mEEEEEEnute!

Le négatif, bien que j’étais “confo” là-dedans, commençait à me puer au nez. Ma vie ne tournait qu’autour de lui. C’était pas compliqué! Il me troublait à longueur de journée, il m’empêchait de dormir la nuit, il affectait grandement mon humeur, ma perception de la vie et de moi-même, mon entourage et tout le reste. 

Donc, j’ai décidé que je voulais vivre autre chose.

J’ai décidé que ce autre chose existait pour de vrai.

Puis, j’ai décidé d’y croire à ce monde de licornes. LOL

J’ai décidé d’aller me chercher de l’aide parce que, seule, je n’y arrivais pas. J’avais beau lire ces belles petites pensées magiques toute fraîches, je n’y arrivais pas. Mon énergie restait la même.

J’ai décidé d’élargir ma conscience au lieu de rester assise sur mes peurs et mes croyances.

J’ai décidé de changer mes deux toasts au beurre de peanut pour des bagels au fromage à la crème.

J’ai décidé de m’ouvrir à moi-même avant tout et puis aux autres tranquillement.

J’ai décidé d’écrire, de me vider de ce négatif.

J’ai décidé de remettre en question ce qui ne m’allumait plus. Comme par exemple, mon travail.

J’ai décidé d’aller voir des conférences et à chaque fois, je me sentais de mieux en mieux, comprise et surtout, je repartais avec l’espoir que tout n’était pas fini et que c’était possible de vivre heureuse. Si ces conférenciers avaient réussis, pourquoi pas moi ?!

J’ai décidé d’apprendre à me connaitre véritablement.

J’ai décidé de rallumer ma flamme intérieure.

J’ai décidé que c’était moi qui crée mon bonheur et non mon enfant.

La seule différence entre ceux qui veulent rester dans leur confort inconfortable et ceux qui décident de vivre autre chose est le:

COURAGE

J’ai décidé d’avoir assez de courage pour me sortir de cette zone grise qui ne me convenait plus.

J’ai décidé d’avoir assez de courage pour admettre que ça ne me convenait plus.

C’est depuis que j’ai pris toutes ces décisions que le stress, la peur, l’effort et le désespoir s’éloignent continuellement de ma vie.

Et c’est depuis toutes ces décisions que mon énergie et ma perception s’ouvre sur un magnifique horizon.

Le seul mérite que j’ai c’est envers moi-même.

Nous sommes à 100% les créateurs de notre réalité, ce qui veut dire, de comment on se sent. 

Tout est une question de perception et tu es à UNE décision de changer ta vision. Let’s go! T’es bonne, t’es belle pis surtout, T’ES CAPABLE!

💪

•••

Allez, ayons le courage d’être fières de notre grand coeur,

CFP-6934-2Jessica 

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