Une crossette par-ci, une ploune par-là et voilà les résultats finaux…

Nous sommes le 16 juillet 2015. C’est la journée de notre premier rendez-vous en clinique de fertilité chez Ovo à Montréal. Un mélange d’excitation, car les choses avancent enfin mais, en même temps, un mélange d’inquiétudes face à la suite. Je dois vous l’avouer, à ce moment là, l’inconnu me faisait terriblement peur. L’inconnu était mon avenir et mon avenir était mon enfant. Et cet enfant, est-ce que j’allais le tenir dans mes bras un jour ? 

C’est frustrant de ne rien savoir…

Enfin bref, comme prévu, nous avons fait la rencontre avec notre médecin. Rencontre qui fut assez brève en soi. Elle a regardé tous les tests que nous avions en notre possession et nous a expliqué qu’il fallait refaire d’autres tests, leurs propres tests avant de commencer quoi que ce soit. 

Ce qui voulait dire d’autres prises de sang (bilan préconceptionnel), un autre spermogramme et une évaluation de ma réserve ovarienne.

Une réserve ovarienne c’est la quantité d’ovules dont dispose une femme à un moment précis de sa vie. Cette évaluation consiste à une échographie endo-vaginale et à une prise de sang.

Elle nous a expliqué aussi que, pour une fécondation In vitro, on pouvait fonctionner avec la prise de médication ou non tout dépendamment de ce qu’allait dire les résultats. 


Et je me suis dit à moi-même: « Ahhh mon Dieu! Dans quoi on s’embarque? Est-ce qu’on fait la bonne chose ?»


D’autant plus qu’elle a prescris, à mon chum, des vitamines « Fertilpro men » pour améliorer la qualité de son sperme. Paraitrait que ça aide. Si ça aide, let’s go mon amour, prend le pot au complet!

Quand elle nous disait tout ça, tout ce à quoi je pensais était encore l’attente. Toujours le facteur temps!

Comme on connaissait de bons amis dans le coin, on en a profité pour leur rendre visite. Tant qu’à être à Montréal, aussi bien en profiter!

Dès le lendemain, nous avons été prendre nos prises de sang dans une clinique près de chez nous. Pour le reste, il fallait attendre (oui, encore attendre) que mes menstruations arrivent pour que nous puissions faire le bilan de ma réserve ovarienne et le spermogramme. 

Ce qui fut le cas, le 25 juillet ce qui nous a donné un rendez-vous chez Ovo le 27.

Et le 27, une autre claque en plein visage!

Pendant que mon chum était en train de se faire une petite crossette, la 3ème soit dit en passant (il est maintenant un pro du crossage tellement, qu’il a reçu une mention d’excellence pour ça haha), moi, pendant ce temps-là, j’avais les 2 jambes bien écartées, ma « ploune » à l’air, pendant qu’un gentil monsieur, bien que je ne le connaissais pas, mais somme toute très respectueux, regardait mon utérus et mes ovaires. 

Il me dit que mon utérus était balancé par en arrière…(ok)…et que je n’avais pas beaucoup de follicules…(ok)… 

Veux-tu bien me dire c’est quoi tout ce jargon ?

Un follicule est un petit élément de l’ovaire en forme de sac dans lequel se développe l’ovule: la cellule reproductrice féminine qui permet la reproduction.

Il m’a demandé si ma mère avait été ménopausée jeune et si mes soeurs avaient la même chose que moi ?


Mais, veux-tu ben me dire qu’est-ce que ça veut dire en français please ? C’est quoi toutes ces questions-là ? La même chose que moi ? Mais qu’est-ce que j’ai moi ?


Il m’a dit alors que j’avais probablement une réserve ovarienne très basse selon ce qu’il voyait, mais (ce que je voulais entendre) ça n’empêchait pas la grossesse. Fiouuu! Sauf que, mes chances étaient beaucoup plus minces que quelqu’un de normal.

En fait, j’avais qu’un seul follicule sur mon ovaire et une personne normale en possède, en moyenne, 7 à 8. C’est ce que m’avait dit M. Ploune. 

Sur le coup, ne connaissant pas trop ces choses-là, je me disais: « Bahh, si ça n’empêche pas la grossesse, il n’y a rien là! »

Mais, je ne savais pas en quoi ça consistait exactement et qu’est-ce que ça voulait vraiment dire. 

Disons-le, je me sentais un peu naïve face à tous ces termes que je n’avais jamais entendu de toute ma vie jusqu’à ce moment-là. Tous ces nouveaux mots me faisait peur et je n’y comprenais pas grand chose. C’était comme du chinois tsé!

Quelques semaines plus tard, le 1er septembre, nous étions de retour à la clinique pour savoir qu’est-ce que leurs tests à eux disaient. Ils ont révélé 2 choses:

1-Spermogramme PARFAIT! 

2-Réserve ovarienne d’une femme DE 45 ANS!

WHAT THE FUCK ?

Les 2 premiers spermogrammes étaient nuls à chier et là, comme par magie, parfait! La médecin elle-même n’y comprenait rien. Assez qu’elle a téléphoné au laboratoire pour savoir s’il ne c’était pas trompé de fiole tsé…

À la blague, mon chum a expliqué ce fait grâce à la bière, car, lors du 2ème spermo, il avait arrêté toute boisson (supposément que ça nuisait à la fertilité) et lors du 3ème, il en avait bu…à plein!

VIVE LA BIÈRE, je n’ai jamais autant aimé LA BIÈRE YEAHHH!

Pis moi, elle venait de me dire que, si elle se fiait seulement qu’aux résultats de ma réserve, elle aurait pu dire que c’était une réserve d’une femme de 45 ans.

OUTCH! OUTCH! OUTCH! Et RE-OUTCH!

Moi, une jeune femme de 25 ans, j’ai le corps de ma mère, qui en a 45. Est-ce qu’à cet âge les chances sont élevées d’être enceinte ? Non, même qu’elles sont rares, car la ménopause est déjà entamée pour certaines…

Et c’est ce que la médecin a dit: « Tu vas surement être ménopausée très jeune. »

Je rêve ou quoi ? Pincez-moi quelqu’un! 

Une ménopause précoce ou insuffisance ovarienne prématurée (OIP) c’est l’arrêt du fonctionnement ovarien. En d’autres mots, l’arrêt de l’ovulation. 

Et comment expliquer ça ? Souvent, les origines ne sont pas trouvées ou c’est dû à certains antécédents familiaux. Et, à ma connaissance, personne dans ma famille avait ça.

La Terre a arrêté de tourner pendant quelques secondes. J’en avais ma claque des mauvaises nouvelles. Il était impossible pour moi de penser à autre chose, je voyais toujours le pire.

La petite bonne nouvelle là-dedans était qu’on savait maintenant que, finalement, le «problème» venait un peu de nous deux. On savait à quoi s’en tenir.

Comme mon chum l’avait déjà si bien dit: «Je ne suis pas bon.» Eh bien, c’était moi la pas bonne à présent!

Tout ce que je ressentais, au fond de moi, était le début d’une nouvelle aventure, une aventure contre mon gré, car rappellons-nous, moi tout ce que je voulais, était qu’on ait un enfant de manière naturelle. 

Mais non, la Vie a décidé que ce serait une aventure en clinique, mais qu’elle sorte d’aventure ce serait ? Là était la question. Je voyais ça comme une énorme montagne à gravir, je voyais ça lourd et négatif. Déjà qu’elle venait de me laisser un arrière goût avec toutes ces nouvelles. 

J’étais loin d’être celle qui sautait de joie et j’étais loin de les aimer ces cliniques-là même si elles allaient peut-être…oui je dis bien peut-être…me donner un enfant. J’avais un énorme doute qui planait au-dessus de moi. J’avais tellement peur que rien de tout ça ne fonctionne et que ça ne nous donne rien au final que, les cliniques en fertilité, je ne leur faisait pas totalement confiance.

J’étais contente de m’imaginer qu’on en ressortirait peut-être avec un enfant mais, l’incertitude prenait toujours le dessus. C’était plus fort que moi…

À suivre…

IMG_0651
C’était nous après notre rendez-vous du 27 juillet. Un bon petit drink question de décompresser de notre journée qui fut un peu bouleversante.

 

Tout est une question de perception! 

Allez, sois fière de ton grand coeur! 💕

SHOOTER!✌️

CFP-6934-2Jessica 

Copyright © 2018 Jessica Lefebvre – Mom de coeur, All rights reserved.

Laisser un commentaire

search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close