Une fécondation in vitro: pire que des montagnes russes!

Après un an et demi d’essai bébé, notre prochaine étape: on commence les démarches pour notre première fécondation in vitro. Après avoir reçu nos résultats finaux (spermogramme parfait pour lui et réserve ovarienne faible pour moi), étant donné la situation, notre médecin nous a conseillé de faire une FIV, mais de manière « naturelle » c’est-à-dire, sans la prise d’hormones pour booster mon corps. 

J’étais un peu soulagée, car ça ne me tentait pas du tout d’en prendre. En plus, s’il avait fallu que j’en prenne, ça aurait pris beaucoup plus de temps encore avant de débuter les démarches. 

JE NE VOULAIS PLUS ATTENDRE BON!

Enfin, une décision à été prise. Signe en haut, signe en bas, nous pouvions commencer. YEAHHHH!

C’est le vendredi, 23 octobre 2015, qu’avait lieu ma première échographie. Une écho pour évaluer combien j’avais d’ovules ainsi que leurs grosseurs.

La veille, on ne s’est pas couchés tard, car il fallait qu’on se lève à 4h du matin pour pouvoir être à l’heure à notre rendez-vous à Montréal.

OUI, C’ÉTAIT À 3H30 DE CHEZ NOUS! On le voulait hein ?!

Finalement, la route c’était super bien passé. Avant de se présenter, il fallait passer à la pharmacie, car je devais prendre quelques médicaments et il fallait que je me fasse des injections. 

OUI, TU AS BIEN LUE. IL FALLAIT QUE JE ME PIQUE DANS LE VENTRE!

J’étais un peu stressée, car j’avais peur que M. Ploune me dise que mes follicules (ou ovules pour ceux qui ne sont pas familier avec ce terme) ne soient pas prêts. En fait, ça prend une certaine maturité, mais pas trop, avant qu’on puisse procéder à la ponction, là où on retire l’ovule du corps.

Finalement, de bonnes nouvelles! J’en avais qu’un seul mais, il était super beau.

Par la suite, il fallait que je prenne une prise de sang pour voir mon taux d’hormones, pour être certaine que je n’ovule pas, car si j’ovule, bye bye FIV!

Nous avons rencontré l’infirmière qui nous a expliqué comment prendre la médication. De ce fait, nous sommes allés à la salle de bain pour procéder à ma première injection. J’étais tellement STRESSÉE! Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’avais PEUR que ça fasse mal. 

Heureusement, mon chum l’a fait pour moi et il m’a enfoncé l’aiguille comme un pro. Une chance qu’il était là, j’avais besoin de sa présence près de moi, car j’ai presque perdue la carte. Mes oreilles se sont mises à boucher, je voyais des points noirs. Il a fallu que je m’assoie sur la toilette pour que je reprenne mes esprits.

Un beau mélange d’émotions que je venais de vivre là et ce cocktail, ce n’était pas le meilleur que j’aie gouté.

S’en suivi beaucoup de fatigue. J’étais loin d’être au sommet de ma forme avec tout ce que je venais de gober.

Heureusement, nous sommes allés rendre visite à notre couple d’amis du coin, car la clinique venait de nous dire qu’il fallait se représenter le lendemain pour faire le suivi de mon follicule.

De moins bonnes nouvelles nous attendaient à ce moment-là. Lors de mon écho, le médecin a remarqué du liquide dans mon utérus, ce qu’il ne fallait pas. Mon follicule avait soudainement rapetissé. M. Ploune nous a informé que, si le liquide ne partait pas, il fallait dire Adieu à notre FIV.

J’étais vraiment FÂCHÉE et BOULEVERSÉE. J’espérais tellement qu’on n’ait pas tout fait ça pour rien. Nous avons rencontré, par la suite, l’infirmière. Elle nous a expliqué que ce liquide se présentait à 1 personne sur 2 et que c’était normal. 

FIOU!

Il fallait donc que je prenne une petite pilule pour faire contracter mon utérus afin que ce liquide s’évacue. 

JE VOUS JURE, C’ÉTAIT COMME SI J’ACCOUCHAIS! Une contraction après l’autre! J’en avais mal au coeur tellement que c’était douloureux!

25 Octobre 2
Le lendemain de mes contractions en route vers Montréal (TOP SHAPE la fille…)

Heureusement, ça fait son effet. Le lendemain, M. Ploune nous a informé qu’il n’y avait plus de liquide et que mon follicule était parfait. De retour à la maison, l’infirmière nous a confirmé qu’on allait déclencher mon ovulation le soir même et nous a donné notre rendez-vous pour mon prélèvement d’ovule le  mardi 27 octobre.

OUFF! Ça se concrétisait. J’étais CONTENTE mais tellement FRAGILE!

6 injections plus tard, il en fallait une autre de plus pour que j’ovule. 

Tout ce à quoi on pensait à ce moment là était qu’on souhaitait plus que tout que ça fonctionne, on y tenait et on prenait ça très à cœur, car après tout, c’était là, le projet de notre vie. Celui d’accueillir cet enfant parmi nous.

La veille de mon opération, j’ai prié et j’ai demandé à nos anges gardiens de nous envoyer de la force et du calme.  Je sentais que ça allait marcher et que cette fois, c’était la bonne. On gardait espoir et, lors des prochains jours, je m’étais fait la promesse d’en profiter pour me reposer afin que mon futur bébé puisse s’accrocher de toutes ses forces.

Arrivé au jour J, à ma grande surprise, j’étais très calme et j’avais confiance que tout ce passerait bien. C’était peut-être dû aux pilules que je venais de prendre cherche haha!

Pendant que j’enfilais ma super belle jaquette sexy, mon chum faisait son devoir. Maintenant qu’il était rendu un pro de la crossette, ça n’a pas pris trop de temps qu’il VENU…me rejoindre HAHA! (Quel jeu de mot!)

Et là, c’était l’heure qu’on m’enlève cette seule et unique ovule de mon corps, et ce, à froid! 

Je ne vous cacherai pas que j’étais GLACÉE par la peur! 

Une longue aiguille est venue me la chercher. OUILLE! La sensation, je ne saurais vous l’expliquer. Ça fait mal, ça été désagréable mais, j’avais près de moi, l’homme de ma vie qui me tenait les mains très fort. 

Je l’aime tellement!. Il était le meilleur support que je ne pouvais avoir. 

En tout et partout, ça l’a duré un maximum de 15 minutes et on nous ramenait à notre petite pièce refermée par un rideau. Tellement romantique! On se trouvait tellement beaux habillés en linge d’hôpital. Nous avons pris quelques selphies en souvenirs, car on se disait qu’il n’y aurait pas de prochaines fois. Il fallait bien en rire un peu! 

27 Octobre (Prélèvement) 2

Nous avions bon espoir que ça marcherait. On est repartis de la clinique bien contents que tout se soit bien passé. 

Restait plus qu’à attendre l’appel de l’embryologiste, le lendemain, pour savoir si nous avions bel et bien un embryon entre les mains. C’était fou de se dire qu’on avait peut-être déjà créé un bébé. C’était inexplicable comme feeling. Un très beau feeling de se dire qu’on était si près de notre but.

Le lendemain, arriva. J’étais tellement NERVEUSE de l’appel qu’on attendait. Ma maman était venue m’aider à faire des pâtés. 

À 9h53, mon cellulaire a sonné. L’embryologiste m’a informé qu’elle avait une bonne nouvelle à m’annoncer et ça se ressentait dans le timbre de sa voix. 

Elle m’a dit que l’embryon était bien en vie et m’a confirmé que l’implantation (le transfert dans mon utérus) aurait bel et bien lieu. En raccrochant, ma mère m’a prit dans ses bras et on a éclaté en sanglots toutes les deux. QUEL SOULAGEMENT!

Je n’en revenais pas encore qu’il y ait un petit bébé de vivant. Un petit être que mon tendre amour et moi avions formés. Il existait oui! ALLÉLUIA! 

Aussitôt, j’ai appelé le papa de mon enfant. J’avais la voix tremblante tellement que j’étais contente et j’ai compris que, dans la sienne, il était très heureux lui aussi d’apprendre cette nouvelle. Il m’a texté par la suite me disant mot pour mot : 

« J’ai presque versé une larme quand tu m’as dit que c’était une bonne nouvelle. La voix m’a coupée. » Oufff que d’émotions!

Ahhh là là, il était là, tout petit, dans une éprouvette. Il nous attendait et, je vous jure que nous serions là et à l’heure pour le transfert! Un autre poids sur mes épaules venait de s’enlever. Il n’en restait plus qu’un. Celui qu’il survive pour venir à notre rencontre. 

Le jour de l’implantation, soit le 29 octobre, la NERVOSITÉ était au rendez-vous. Pour ma part, je ne faisais que penser à ça. C’était stressant de savoir qu’il était bien là et qu’un spécialiste allait le mettre en moi.  

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Sur la route qui nous amenait vers notre enfant

Une fois sur les lieux, on nous a expliqué que, notre prochain rendez-vous, serait pour la prise de sang, le fameux test de grossesse, soit le 11 novembre. AYAYAYE! 

J’avais le cœur qui battait si vite et pas juste le mien. Mon chum, qui n’est jamais stressé dans la vie, eh bien là, il l’était. On nous a amené au bloc opératoire. L’ infirmière nous a expliqué le processus. Il fallait nettoyer mon utérus, ensuite, faire un test pour être sur du chemin que fera l’embryon, et qu’il allait m’implanter ce petit être. 

On pouvait tout voir par échographie. C’était fascinant! 

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Dans toute ma splendeur HAHA! Mais, c’est la réalité quand on passe par-là!

Sur le fait même, l’embryologiste est venu nous parler de l’évolution de notre embryon. Elle nous a dit qu’il était parfait, qu’il avait doublé depuis le matin et qu’on ne devrait pas avoir de problème. Que nous avions une chance sur deux que ça marche. Elle nous a souhaité « merde » pour la suite. 

On nous a demandé de confirmer, sur la petite TV, mon nom et ma date de fête. On nous a montré l’embryon. Mon chum a prit une photo mais, on ne voyait pas grand chose. C’était spécial de le voir là, minuscule, mais vivant. 

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Je vous présente bébé Doyon

On nous a apporté cet embryon et le docteur l’a inséré en moi. Sur l’échographie,  on l’a vu entrer. Le docteur compta jusqu’à 3 et l’a soufflé en moi. 

Sur le coup, j’ai senti pendant une fraction de seconde, un calme mais, ce calme, n’a pas resté longtemps. Je l’avais en moi maintenant. Nous étions sans mot. Je ne serais expliquer ce ressenti. Un sentiment d’accomplissement, de peur, de joie, de stress, de bonheur. 

Tout le poids reposait sur mes épaules à présent pour qu’il s’accroche.

Aussitôt sortis de la clinique, à nos proches, on leur a dit qu’il était bel et bien là, au chaud, dans mon petit bedon. Ils étaient tous fous de joie.  

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C’est fait. Nous sommes “théoriquement” des parents

Le soir même, j’ai rêvé que j’avais deux petits bébés dans me bedon. Drôle de coïncidence…Mon chum était tellement cute depuis le transfert. Il prenait soin de moi comme jamais. Il était fin, doux, et il lui parlait lui disant de rester là. Il était déjà parfait et on ne savait même pas s’il allait y rester. Quand à moi, je lui parlais aussi et je me flattais souvent la bedaine en signe d’amour pour lui. 

31 Octobre

31 octobre, mon chum était assis pour la chasse et a demandé, à son grand-papa décédé, un signe pour que tout se passe bien pour nous et, comme le soleil se levait, il a aperçu un geai bleu devant lui. L’oiseau préféré de son grand-père. Ce qui nous a laissé croire qu’on serait enfin des parents. 

Vivement notre rendez-vous du 11 novembre pour voir si ce signe allait dire vrai ou si nous devrions recommencer du début…

À suivre dans mon prochain article…

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Tu hésites à parler de tes démarches à ton entourage ? Je te comprends dont! J’étais pareil. Je t’invite à lire mon e-book pour te prouver que, de garder ça pour toi, c’est trop lourd à porter sur tes épaules: je veux me sentir bien lors de mes démarches.

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Tout est une question de perception! 

Allez, sois fière de ton grand coeur! 💕

SHOOTER!✌️

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